Chemin faisant


Cahin-caha, il transportait son gros sac, son baluchon. Non ? Son caddie ? Lui aussi ? Saisi par cette folie, consomme ? Consume ses bras courts qui pourtant se recroquevillent ?

Oui, lui aussi. Rien de futile. 
Rien d’inutile.

Une tête de poupée qui se souvient de la prospérité jadis quand sœurs et frères jouaient tandis qu’il trottait. 
Une montre cassée qui lui rappelle que le temps est court. Qu’il fixe son heure.
Un couteau mal limé cédé par le coutelier qui pouvait subsister.
Une poignée de porte qui atteste que plus de portes que de poignées ; portes closes suffisent à faire le monde.

Un crayon sans mine.

Mais, il suffit.

        Tant d’objets qui rappellent que plus le monde croît, plus les gens ploient.










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